LA TENEUR



LA TENEUR


Tu ne connais pas le désert et la soif
Tu ne connais pas la faim
Ni l’horizon fermé d’un cœur asséché
Tu n’imagines pas la teneur de ces contrées
Où toutes tes illusions, tes repères sont obsolètes
Non, tu ne connais pas ces mondes-là.
Il n’y a personne pour te prendre la main
Personne pour t’écouter, personne pour t’entendre
Tu n’intéresse personne, t’es invisible et seul.
Personne ne prend ce chemin
Mais toi tu n’en as pas d’autre
Toujours seul, toujours vivant malgré tout
C’est presque incroyable
Cette vie, étrangement, te porte et te guide sans faillir
Elle te montre le visible, elle te montre l’invisible
Elle te pétrit comme de l’argile tendre
Te fait visiter ce qu’elle est, sans fioritures
C’est cru.         
Ton jugement doit cesser pour voir
Ton discours intérieur se taire pour entendre
Tes peurs disparaître pour aimer
Te faut-il connaître la soif, le désert
Connaître la teneur de ces contrées ?




Article ajouté le 2008-03-15 , consulté 31 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens


Retour aux articles